Photographies de Jean Marc Brunel
dimanche 25 septembre 2011
mercredi 7 septembre 2011
Effacement
... jadis j'étais jeune
à peindre à boire à vivre
une époque splendide
miraculeuse
et encore aujourd'hui
seulement maintenant
au lieu d'avancer vers le temps
c'est lui qui avance vers moi
qui percute chaque couleur sur la toile
clairement
rapidement
durement
qui comble un espace
qui se referme
oui
le cercle se referme
j'envoie des signaux
pas de réponse
mais je continue
l'est
surtout
quand on sait
que la fin
est
ici
et
là
ce fut
une destruction
sans partage
Christian Astor
mercredi 7 septembre 2011
à peindre à boire à vivre
une époque splendide
miraculeuse
et encore aujourd'hui
seulement maintenant
au lieu d'avancer vers le temps
c'est lui qui avance vers moi
qui percute chaque couleur sur la toile
clairement
rapidement
durement
qui comble un espace
qui se referme
oui
le cercle se referme
j'envoie des signaux
pas de réponse
mais je continue
l'est
surtout
quand on sait
que la fin
est
ici
et
là
ce fut
une destruction
sans partage
Christian Astor
mercredi 7 septembre 2011
mardi 6 septembre 2011
mercredi 31 août 2011
lundi 29 août 2011
Eloge de rien adressé à personne
Retrancher d'un écrit ce que l'on juge contraire à la morale, aux convenances, ou pour faire plus simple : expurger, j'appelle cela : CENSURER
Cher journal, chère parution, cher site web, je souhaite de tout coeur que le cul vous pelle.
Le manifeste écrit par le directeur de la galerie du bout du monde, marchand d'art de son état, fustigeant un système qui me semble-t-il ravit la majorité vu l'immobilisme ambiant, est courageux. Mais qu'il écrive à la fin de son texte :
"VIVE CHRISTIAN ASTOR à la galerie du bout du monde qui propose l'éphémère pour le remplir de volcans prometteurs de révolutions universelles où l'individu prendra le pouvoir sur le bien commun" semble déranger puisque ces lignes sont ôtées de toutes les parutions citées plus haut.
Je dis comme lui et, s'il me fallait insister, je soulignerais au crayon rouge, (je ne laisse pas passer, croyez-le, un seul éloge) le passage éphémère filtré. Rien n'est plus exact. C'est saturé de couleurs et de travail que je vais effacer l'oeuvre réalisée durant les 5 mois passés au bout du monde. Et comme je sais mal imiter il fallait bien réagir en poussant jusqu'à l'absurde un procédé qui me fatigue chez les autres, m'exposer. C'est pour cette raison que je n'aime pas "La Peinture". C'est une peinture de bien mauvaise humeur, presque des couleurs de guerre, de guerre à la tristesse, une peinture d'indigestion. Je préfère l'errance colorée. Je soulignerais encore les lignes du directeur de la galerie du bout du monde. Oh! oui toute beauté est poésie mais l'art n'existe pas s'il ne propose pas de volcans prometteur de révolutions Universelles. Pline l'ancien mourut sous les cendres du Vésuve. La commotion, voilà toute l'observation. Est-ce que vous observez chers censeurs ? La beauté arrête comme l'odeur d'une perdrix immobilise brusquement un chien qui suit une haie. Et sans doute le reste n'est que buisson creux. Ceux qui n'ont pas assez de nez s'attardent à tous les buissons. Vous l'avez bien dit, Monsieur le directeur de la galerie du bout du monde. Je suis content que vous l'ayez dit. C'est en oubliant cette vérité que l'artiste devient un faiseur, et pour ne nommer personne, qu'il cherche des sujets de Peinture, au lieu de peindre.
Christian Astor le 29 Août 2011
Cher journal, chère parution, cher site web, je souhaite de tout coeur que le cul vous pelle.
Le manifeste écrit par le directeur de la galerie du bout du monde, marchand d'art de son état, fustigeant un système qui me semble-t-il ravit la majorité vu l'immobilisme ambiant, est courageux. Mais qu'il écrive à la fin de son texte :
"VIVE CHRISTIAN ASTOR à la galerie du bout du monde qui propose l'éphémère pour le remplir de volcans prometteurs de révolutions universelles où l'individu prendra le pouvoir sur le bien commun" semble déranger puisque ces lignes sont ôtées de toutes les parutions citées plus haut.
Je dis comme lui et, s'il me fallait insister, je soulignerais au crayon rouge, (je ne laisse pas passer, croyez-le, un seul éloge) le passage éphémère filtré. Rien n'est plus exact. C'est saturé de couleurs et de travail que je vais effacer l'oeuvre réalisée durant les 5 mois passés au bout du monde. Et comme je sais mal imiter il fallait bien réagir en poussant jusqu'à l'absurde un procédé qui me fatigue chez les autres, m'exposer. C'est pour cette raison que je n'aime pas "La Peinture". C'est une peinture de bien mauvaise humeur, presque des couleurs de guerre, de guerre à la tristesse, une peinture d'indigestion. Je préfère l'errance colorée. Je soulignerais encore les lignes du directeur de la galerie du bout du monde. Oh! oui toute beauté est poésie mais l'art n'existe pas s'il ne propose pas de volcans prometteur de révolutions Universelles. Pline l'ancien mourut sous les cendres du Vésuve. La commotion, voilà toute l'observation. Est-ce que vous observez chers censeurs ? La beauté arrête comme l'odeur d'une perdrix immobilise brusquement un chien qui suit une haie. Et sans doute le reste n'est que buisson creux. Ceux qui n'ont pas assez de nez s'attardent à tous les buissons. Vous l'avez bien dit, Monsieur le directeur de la galerie du bout du monde. Je suis content que vous l'ayez dit. C'est en oubliant cette vérité que l'artiste devient un faiseur, et pour ne nommer personne, qu'il cherche des sujets de Peinture, au lieu de peindre.
Christian Astor le 29 Août 2011
dimanche 28 août 2011
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