dimanche 28 juillet 2013
vendredi 19 juillet 2013
mardi 16 juillet 2013
mercredi 10 juillet 2013
l’histoire est très ancienne
et sur notre planète (encore) bleue aucune civilisation ne
l’ignore :
c’est celle du gamin qui avec des baguettes (ou autres)
tambourine
sur tout ce qu’il a sous les yeux
et à portée de mains
parce que c’est aussi un gamin
qui ne saurait s’emporter ses
tambours avec lui
et qui donc en tambours aussitôt transforme tout ce qui
l’entoure
cela fait maintenant des semaines entières
que je m’observe mon petit ado Cévenol à baguettes
que je le vois battre sur les arbres
dos de chaises
murs
tables
et autres selles de motocyclettes ( héhéhéhé)) en
stationnement
il y a quelques instants le monde que mon oreille entend soudain
ne fut qu’un seul et même roulement de batterie qui sortait
du ciel
je me retournais et vis mon gamin qui
pile sur le rythme
se tambourinait les airs
je vous dis que ça venait de ses baguettes à lui
tous ces roulements
un orage en juillet
pensez donc …
Christian Astor
jeudi 28 mars 2013
mercredi 10 juillet 2013
jeudi 27 juin 2013
Si tu t’imagines petite si tu t’imagines
La demoiselle n’en sait rien
et pourtant dans sa vie ce jour est le plus grand
l’Everest même de toute son
existence
Elle a disons dix huit ans
faut bien deviner je ne lui
ai jamais vu la figure
Et non
je ne sais pas non plus ce
qu’il va lui arriver après ce jour
Sauf ceci
jamais plus les choses pour
elle n’iront aussi bien
Elle est en train de marcher
devant moi
à côté d’elle un jeune homme
il a la clarté du petit ami
Elle porte un pantalon bien
bleu très léger
A son corps ils collent aussi
étroitement que le ciel est ajusté à la terre
Ils ne sont pas là par hasard
la demoiselle a un corps
magnifique et
sanctuaire du vingt et unième
siècle qui baigne dans le plaisir
des adorations
elle déambule
Du plus petit mouvement
de la moindre ombrette
qu’à
marcher ainsi elle exprime
consciente
parfaitement
La violence du sentiment
religieux que l’on a de son corps ?
Elle n’a qu’à regarder les
prières dans les yeux des hommes
pour la connaître
La voici qui tend la main en
arrière
et sur le cul se donne une
mignonne caresse
Et en est satisfaite
Elle sait bien ce qui est bon
En plus
tout ça
c’est à elle !
Adoncques amoureusement elle
se le flatte
Et en est très heureuse
Peut-être verra-t-elle les
cent ans
si oui
jamais plus la vie ne lui
sera aussi belle
Christian Astor
mercredi 26 juin 2013
mercredi 5 juin 2013
une silhouette se dessina sur la terrasse
noire
dans l’encadrement de la porte croisée
comme l’ombre d’un inconnu
derrière
en plein ciel
deux étoiles semblaient l’avoir assisté jusque là
lueurs resplendissantes sur frange amarante
au loin
dans le quadrant où sont inscrits ensemble savoir et beauté
où survit la fraternité
la mère le vit
mais ne put examiner son visage contre le rectangle de
lumière
j’entrai
la mère défigurée par la pâleur
ses lèvres exsangues tremblant convulsivement
buvant des larmes désespérées
était demeurée les mains jointes sur le ventre
sans oser baisser les yeux sur la mémoire en lambeaux de son
mari
elle regardait devant elle
droit
face à l’incroyable
en refusant l’image
comme si vivre même eût été un affront
pour qui ne peut se racheter de son silence
Christian Astor
extrait de « Errance colorée »
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