
lundi 9 août 2010
et zou !

dimanche 8 août 2010

Alors qu’est-ce que cela peut vous faire à vous
je veux dire qu’est-ce qu’implique pour vous l’identité nationale ?
la face de bouc après avoir retiré le doigt de son nez
essuyé soigneusement l’écran de son Mac les yeux à zéro
rattrapait ses phrases plates par des phrases châtiées en pianotant
tant et si bien qu’après allers et retours sur le clavier
ses doigts s’arrêtèrent déçus
une fois de plus
Oui
l’ordinateur est grand
comme la télé de certains anciens bipèdes
son dieu à lui est l’ordinateur
comme de ces gens qui vous connaissent un peu mieux qu’un peu leur affaire :
certains gros porcs
pas pressé
il les laisse écrire il fait même semblant de ne s’être aperçu de rien
et il tourne ses regards ailleurs comme ça pour aller zyeuter un peu les autres
après tout de la fiante
pour peu qu’il en cherche
il en trouve plus qu’un chien des puces dans son poil
la face de bouc continue son jeu
continue
croyant que tout va pour le mieux mais lui tout à coup
merde
y flanque entre les couilles un éclair une foudre prémonitoire
une sacrée jaunasse en nappe d’oie
effroyable
après la flambée aveuglante suivie d’une énorme détonation
tonnerre
à vous donner la chair de poule à un coq
lui
hé hé
joue les désinvoltes
il prend l’air oui oui
du je m’en contrefous :
mais en attendant en son for intérieur
il a commencé à comprendre
que ses jambes
elles
commencent à le lâcher comme coton
il en vient à sentir certaine tiédeur au creux de son pantalon
quand il change d’effets
la marmelade et le cul au bidet
le pantalon c’est la machine à laver qui en bénéficie
extrait de « La parabole de l’aveuglé»
samedi 7 août 2010
20 ans après: présence d'une absence...

Tous les critiques ont raison
il ne reste qu'à les comprendre
Les critiques n'ont qu'un tort léger
c'est d'être satisfaits de leur plaisir
de leur enchantement
de leur dégoût
de s'en tenir là
c'est de ne pas s'interroger plus loin
sur ce que signifie le plaisir le dégoût et autres
Une folle vierge apparaissait soudain
souvent
comme défournée par le crépuscule
sur le pas de la porte de l’atelier
elle avait tout du chien errant à la robe hérissée
le dentier à nu mais qui ne mordait pas
mieux
elle rayonnait de confiance et d’une bonne odeur de vie
assez dégoûtante à vrai sentir
en bras de chemise
moite aux aisselles
lourds seins collés à la robe
gare à qui les recevrait en mains propres
le tout combiné au spectacle de bas périclitants
mais encore retenus
allons
selon le jeu d’une probabilité balancée
entre le oui et le non
dégageant en outre de saines effluves
issues des plus nobles contrées de sa personne
oui c’était une vierge folle
immigrée de sa contrée
Afrique
elle était également poétesse et secourable aux pauvres
elle cultivait la poire le mouton et l’empreinte digitale
elle préparait des confitures
insipides
elle me vint en aide tant qu’elle put
fit rimer art avec phrase et couleur
puis décéda
pleurée
dans une clinique psychiatrique
le 22 juin 1985
le jour où
comme je l’ai écrit plus haut
le jour où mes mains rejetèrent leur ancienne peau
le jour où mes souliers me poussèrent
les pieds sans sens
insensés
mercredi 4 août 2010
vendredi 30 juillet 2010
Liberté

Oui !!!
mercredi 28 juillet 2010
Nouveau titre...

